20 Décembre 2018

Quels paris pour les néobanques (et quelles limites au modèle) ?

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Le choc très anticipé entre néobanques et banques traditionnelles n'a pas (encore) eu lieu. Ces nouveaux acteurs du marché, nés dans les années 2000, continuent pourtant de gagner en maturité. Point sur les bouleversements qu'elles initient, dans le secteur bancaire.... et dans nos habitudes.

Tour de pistes des mutations clés de ce marché pionnier :

Diviser (le prix) pour mieux régner

C’est l’argument le plus incontestable avancé par beaucoup de néobanques : dématérialisation et technologie permettent de réduire les frais bancaires au maximum. Compte Nickel et N26 ont su exploiter ce modèle pour justement s’adresser au plus grand nombre. Si cela ne suffit pas pour renverser un marché, c’est un premier pas avant l’usage de masse.

Capter les clients là où ils sont (sur mobile)

Revolut, Monzo ou Atom ont joué à fond le passage de la banque à un environnement digital only avec la promesse d'une véritable plateforme bancaire mobile, prête à tous les usages. Mais les bugs à répétition et les applications assez sommaires laissent une grande marge d’évolution.

Avoir le meilleur réseau de distribution

Entre Orange Bank, Carrefour Banque, ou encore la reprise de Morning par la banque Edel (E.Leclerc), le principal enjeu de ces nouveaux acteurs est de décupler les possibilités du client en s’appuyant sur un réseau de services préexistant et des groupes aux moyens suffisants pour garantir à la fois l’adaptabilité et l’innovation. Le modèle est agile et les grands groupes sont ambitieux.

L’Open Banking pour moteur

L’architecture informatique ouverte est l’un des attraits des néobanques qui selon nous reste encore bien trop inexploité. Intégration de nouveaux services et déploiement sur d’autres usages déplaceront la néobanque plus au cœur de la vie des gens.

Être partout (là où on ne s’y attend pas)

Votre photomaton est presque devenu un guichet depuis qu’Anytime a décidé judicieusement de s’y installer. Ce qui peut ressembler à un flashback correspond davantage à une triangulation efficace à l’heure du phygital. Le client n’est pas paradoxal ! Il cherche à la fois la permanence du digital et l’intelligence du physique, best of both worlds...

Derrière l’apparition de nouveaux acteurs aux offres alléchantes, et la réussite en Europe de fintechs désormais passées au rang de licornes (Revolut), on se pose la question des freins au développement relativement lent de ces puissances technologiques. En France, le conservatisme du client et l'attachement à sa banque sont deux facteurs qui pourraient expliquer le rythme ralenti du développement des néobanques.

#fintech
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